François Cevert – Johnny Rives se souvient
François Cevert ou le monde perdu
Massa
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20 Commentaires
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Olivier Rogar Santoni
« Petrol head » ? D'aussi loin que je me souvienne, l’automobile m’a toujours fasciné. Les tacots, le Pub Renault, Saint Antonin à Aix en Provence et enfin le Circuit Paul Ricard, m’ont fait passer de Sport-Auto à Auto-Hebdo et l’Equipe. Attrait pour les protos du Mans et les CanAm d’abord. Puis la F1 au cours de cette incroyable saison 1976. Monde aussi inaccessible que fascinant que j’ai fini par tangenter en 1979-80 au Paul-Ricard puis en Angleterre. Quelques photos m’ont amené à collaborer à «Mémoire des Stands» puis, à sa disparition, en 2012, à créer Classic Courses. Je trouve dans le sport automobile les valeurs de précision, d'audace, de rapidité dans la décision dont la maîtrise pimente une vie active.
Nous sommes avec ce témoignage d’une grande sensibilité au coeur de l’Histoire.
On arrive dans cette période terrible de l’année, les premiers jours d’octobre, qui chez les gens comme nous équivaut à un 15 novembre, un 11 septembre. Suralimentée cette année par un Anniversaire avec une capitale.
Les dernières minutes de cette émouvante prestation de Johnny Rives illustrent à la perfection l’expression « parler d’or ».
Reims 1969. Nous étions clairement venus voir gagner les Matra.
Cevert ? Encore un peu trop tendre, tout comme sa Tecno. Mais aussi un peu trop beaugosse…
La claque qu’on a pris à l’arrivée, François Cevert venait juste de faire son entrée chez les grands.
Avec la manière et la classe. Je fus heureux de le retrouver plus tard en formule 1 à Monza l’année suivante.
Octobre 73 a été terrific …
Excellente idée cette vidéo ! Émouvant témoignage très actuel, merci Mr Rives et bravo Olivier. En ce 3 Octobre, souvenons-nous aussi de la victoire de 71…
Mais bien sûr 50 ans après ce tragique 6 Octobre, combien sommes-nous à être encore émus ?
Quelle mémoire Johnny et jusque dans les détails. Beau témoignage.
Emotion, précision et sobriété : un très beau témoignage. Avec un éclairage pertinent sur la dimension « people » de cette étoile filante qu’aucun des pilotes français qui lui ont succédé n’a égalée en dépit de palmarès plus étoffés, y compris les plus titrés, Alain Prost ou Sébastien Loeb. Question d’époque, de contexte, de destinée, de physique…
Il me semble me souvenir , en ce qui concerne SERVOZ , que l’hiver précédent son arret de la F1 il avait disputé une épreuve tout terrain en région parisienne ou il avait été sérieusement blessé à un oeil ( une épine dans un oeil ) et que cette blessure a un lien avec son retrait brutal .
Il me semble aussi qu’à cette époque la prime au vainqueur de Watkins Glen était de 100 000 dollars et non 50 000 .
Et aussi qu’une cartomancienne avait prédit à Cevert qu’il décéderait avant ses 30 ans .
Mais 50 ans après , à nos ages , la mémoire peut jouer des tours .
Bel interview .
En 1971 la somme récompensant le vainqueur du GP des États Unis était bien de 50 000 dollars. Somme que Cevert a partagé avec l’écurie de Ken Tyrrell.
Pour Servoz, autant que je me souvienne, il y a eu effectivement cette blessure à l’œil mais il y a eu aussi une perte de motivation certaine. Plus de goût au sport auto? lassé des contraintes de la F1? Cela mérite un autre article dans Classic Courses!
Quand à la cartomancienne, l’histoire est exacte, je crois que c’est relaté dans un ouvrage sur François Cevert, peut-être « La mort dans mon contrat ».
Pour la cartomancienne c’est vrai pour la prédiction je l’ai lu dans le livre sorti en 1974
C’est bien moi qui ai écrit ! La signature « is 50 ans après » est un des mystères de l’informatique . Cordialement
Excellente interview et émouvant témoignage de Johnny Rives!
Alors que la F1 tourne en rond pour une 11 ème équipe , rappelons qu’en 1973 il y avait 25 voitures au départ ( et 28 d’inscrites avec les 3 Tyrrell ) . et en 1971 qd Cevert gagne , il y en avait 32 .
Quand on ne veut pas ( la FOM par exemple ) , on dit qu’on ne peut pas . Bien dommage
Quelle bonheur d’entendre la voix de celui qui a bercé le visionnage de tant de nos gps ! je m’inquiète pour la santé de Johnny néanmoins. Force à vous Johnny !
Avril 1973, un dimanche de printemps ; repas familial, un parent m’offre un exemplaire de Sport-Auto, le mensuel de référence. Passionné, je découvre alors la F1 dans le détail ; j’achète ensuite chaque mois le magazine.
6 octobre 1973, la guerre des 6 jours au moyen orient fait l’actualité… jusqu’au moment où le décès de François Cevert est annoncé. Mes parents me l’apprenne, je fonce dans ma chambre et je pleure comme jamais ; 11 ans, j’apprends alors que le pire peut côtoyer le rêve …
Merci pour ce témoignage. J’avais 8 ans, marqué à jamais.
L’émotion est toujours là…
A Pau, aimantés par le circuit dans la cité, nous étions comme des fous quant au sport automobile. Le GP de Pau c’était Noël, les frères Bochet étaient nos idoles, Beltoise, Cevert, Pesca étaient nos icônes. Quand ce 6 octobre si précisément décrit par Johnny Rives est survenu, mon camarade Xavier Chimits m’a téléphoné un samedi après-midi pour m’apprendre la nouvelle. Comme si nous avions perdu un membre de notre famille. Nous avions perdu beaucoup plus qu’un pilote : une idole !
Je me souviens de ce 6 octobre 1973 comme si c’était hier. Nous regardions en famille une émission de variétés et de sport ce samedi après midi et soudain la mort de François Cevert nous est annoncée. Ce fut comme si un tremblement de terre s’était produit. Tout s’écroulait. C’était impossible, ça ne pouvait pas lui arriver, pas à lui. C’était comme si je venais de perdre un être cher, un parent proche, un ami. Ce fut particulièrement difficile à accepter.
Depuis lors, le 6 octobre de chaque année, je ne peux m’empêcher d’avoir une pensée ému pour lui et son destin tragiquement brisé.
une pensée émue.
Pardon.
Nous lecteurs de CC nous souvenons de ce que nous faisions le jour de la mort de François Cevert un peu comme pour l’assassinat de JFK ou les premiers pas d’Armstrong sur la lune, au point d’éclipser que ce fut aussi le premier jour de la guerre du Kippour.
Merci à CC et ses rédacteurs