Von Trips

Wolfgang von Trips – 60 ans

par | 10 Sep 2021 | 28 commentaires

C’était il y a 60 ans. Le 10 septembre 1961 se produisit à Monza la plus grande tragédie de l’histoire de la Formule 1. René Fiévet a relaté en détails sur Mémoires des Stands puis Classic Courses (voir liens ci-dessous) le contexte et les circonstances de cette catastrophe provoquée par l’accrochage entre la Lotus de Jim Clark et la Ferrari de Wolfgang von Trips. Pour marquer ce triste anniversaire, j’ai souhaité revenir sur un souvenir personnel relatif à ce tragique accident.

François BLAISE (avec Olivier FAVRE)

Voir aussi :

Classic Courses – Monza, le 10 septembre 1961 – 1/3
Monza, le 10 septembre 1961 – 2/3
Monza, le 10 septembre 1961 – 3/3

J’ai toujours été hanté par ce triste souvenir associant ces deux sympathiques pilotes que j’ai eu la chance de connaître sur les circuits. Le jeune (25 ans) et talentueux Jim Clark, qui n’est alors encore qu’un grand espoir du sport automobile. Et l’expérimenté Wolfgang von Trips, 33 ans, qui est en passe de devenir le premier champion du monde allemand.

Wolfgang von Trips
Sur la première ligne de la grille, les Ferrari de Wolfgang von Trips, au premier plan, et de Ricardo Rodriguez – © DR

L’accrochage

On se rappelle que c’est au deuxième tour que se produisit le drame. Trips vient alors de dépasser Jack Brabham, puis Jim Clark avec sa Ferrari 156 « Sharknose », qui est beaucoup plus rapide en vitesse de pointe que les montures de ses deux adversaires. Mais Jimmy Clark a profité de l’aspiration pour rester dans le sillage de « Taffy » Trips, qui ne l’a pas vu et pense qu’il est loin derrière lui. Les deux pilotes arrivent au freinage de la Parabolique, Trips est à l’extérieur de la piste ; il freine et se décale sur la gauche pour aborder la courbe sur la ligne idéale. Mais au même moment Clark tente de le dépasser par l’extérieur ; dans un trou de souris pour moi !

Dès lors l’accrochage est inévitable entre les deux voitures. La roue avant droite de la Lotus percute la roue arrière gauche de la Ferrari, qui est projetée dans la foule des spectateurs avant de revenir terminer sa course sur la piste. Quatorze spectateurs sont mortellement touchés, en plus de Wolfgang von Trips qui gît sur le bord de la piste après avoir été éjecté.

Monza 1961 - Wolfgang von Trips
On évacue l’épave de la Ferrari de Trips, avant de s’occuper de la Lotus de Clark, au premier plan – © DR

Le courrier de « Jabby »

J’ai toujours pensé qu’il s’agissait d’un fait de course. Et je me suis donc refusé à faire porter la responsabilité d’une telle tragédie sur l’un ou l’autre des deux pilotes. C’est pourquoi je ne pus que réagir lorsque début 1974 je lus ces mots sous la plume de Gérard Crombac, dans la revue Moteurs courses (1) : « … lorsqu’à Monza en 1961 sa voiture [de Clark] s’accrocha avec celle de « Taffy » Trips, il ne fait pas de doute que ce dernier en était le responsable … ».  

Moteurs courses n°102
Le dernier numéro de Moteurs courses

J’écrivis donc à M. Crombac pour défendre la mémoire de Wolfgang von Trips et lui donner mon opinion sur cet accident de Monza. Il me répondit par une lettre, dans laquelle il maintenait sa position en s’appuyant sur le jugement d’un tribunal (2). Mais il l’atténuait néanmoins en admettant qu’il s’agissait d’un fait de course. Je livre ce courrier à l’appréciation des lecteurs de Classic Courses.

Crombac
Le courrier de Gérard Crombac

NOTES :

(1) Dans son numéro de décembre 73-mars 74, Moteurs courses publiait un dossier sur les « 4 Grands » (Fangio, Moss, Clark, Stewart). L’article sur Clark était, sans surprise, rédigé par le rédac’chef de Sport-Auto, qui connaissait intimement le pilote écossais. Ce fut le 102e et dernier numéro de cette excellente revue trimestrielle, plombée (comme d’autres) par la crise pétrolière d’octobre 1973.

(2) En fait, il n’y eut pas de procès. Le juge d’instruction chargé de l’affaire rendit une ordonnance de non-lieu en 1964. Ce qui actait officiellement qu’on ne pouvait imputer à Jim Clark la responsabilité de cet accident.

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28 Commentaires

  1. Pierre

    D’un autre côté, tout le monde aurait été étonné que G. Crombac trouve quoi que ce soit à reprocher à Jim Clark…

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    • François Blaise

      Jimmy et Jabby étaient de très bons amis . Il est difficile de critiquer et de trahir un ami intime et je ne peux pas en vouloir à Jabby Crombac .

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      • De Wispelaere

        Eh oui mon cher François 👋

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    • Pierre Ménard

      Crombac était d’une partialité confondante en ce qui concerne Lotus, Chapman et Clark. Il était également très prompt à sortir des vacheries sur Ferrari. Il faut le savoir.

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      • François Blaise

        Merci Pierre pour ces informations que je ne connaissais pas .

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        • Pierre

          C’est étonnant, j’étais persuadé que la partialité de Crombac et sa « britannophilie » était de notoriété publique. Jusqu’à sa casquette qui lui servait de porte-étendard…

        • ferdinand

          Cette partialité était de notoriété publique et même mise en scène dans les pages de Sport Auto, à travers une rivalité surjouée avec Rosinski. Crombac adorait le rôle que lui permettait de tenir sa position de journaliste et s’était composé ce personnage à pipe et casquette à pompon que l’on qualifiera complaisamment de pittoresque. Je ne l’ai connu que comme lecteur mais il m’a toujours laissé l’impression d’un type un peu fallot qui trouvait dans ce rôle de chroniqueur, parfois d’intermédiaire (Schlesser dans la Honda à Rouen, c’est lui) une forme de légitimité. Et, donc, il aimait jouer les Anglais, dont il parlait très bien la langue. Cause ou conséquence, Chapman était son idole et Crombac évoquait régulièrement son amitié avec Clark. J’ai même lu un jour qu’il partageait un appartement avec lui à Paris. Peut-être celui de la rue de Sèvres ? Il récupéra aussi la Lotus Elan de Clark après sa mort, je crois… Bref, comment dire le moindre mal de cet homme qui était effectivement un immense champion, un ami, et peut-être celui qui l’aidait à reluire dans l’existence ?

        • richard JEGO

          Falot Crombac !!!
          Il fallaiT en avoir pour en 1961 lancer en France un mensuel sur le sport auto en France ! Qu’avez vous créé Ferdinand ?

        • ferdinand

          Cher Richard Jégo, cœur pur toujours prêt juger mais rapide à dénier ce droit à qui que ce soit d’autre.
          Je n’ai en effet jamais rien créé (je sais, je suis pathétique) mais je pensais traduire un sentiment fondé sur mes lointaines lectures, ou celle plus récente du très décevant Mes 578 Grands Prix de Formule 1. Je ne tiens pas à avoir raison, car je n’ai pas connu le bonhomme, aussi j’ai tenté d’articuler ce sentiment tenace en quelque chose d’un peu nuancé.
          J’ai par ailleurs travaillé dans la presse auto (ah, si, ça j’ai fait – finalement, je ne suis pas si nul) et un rédacteur en chef de passage m’a parlé du Crombac des derniers temps. Disons qu’il n’était pas toujours tendre dans ses mots – et je précise que je ne sais pas de quelle nature étaient leurs désaccords. Mais bref, je ne crois pas qu’il aurait contredit le commentaire certainement partial, mais pas nécessairement à côté de la plaque, que vous me reprochez avec votre habituelle finesse.

  2. René Fiévet

    Dans mon récit, publié par Mémoire des Stands puis Classic Courses, j’insistais beaucoup pour exonérer Jim Clark de la responsabilité de l’accident. Sa manœuvre était régulière, et il y avait largement la place pour passer entre le bord gauche de la piste et la Ferrari de von Trips. Au surplus, la Lotus de Clark se trouvait au même niveau que la Ferrari de von Trips au moment où ce dernier obliqua sur la gauche pour arrondir sa trajectoire.
    Toutefois, un lecteur de Mémoire des Stands, Hervé Delaunay, ancien coureur automobile, avait tenu à atténuer la portée de ma démonstration. Selon lui, la manœuvre de Clark était certes envisageable, car il avait toute la place pour passer à l’extérieur, mais elle était néanmoins très présomptueuse car, pour réussir un dépassement au freinage, en fin de ligne droite, il vaut toujours mieux passer à l’intérieur qu’à l’extérieur. On prend ainsi un espace, à la corde, que ne peut plus occuper l’adversaire au moment où il s’agit de négocier le virage. Ainsi, non seulement von Trips ne se doutait pas que Clark était dans ses roues, mais en plus il ne pouvait imaginer, selon toutes les règles de l’art, qu’on pourrait tenter de le dépasser au freinage par l’extérieur à l’approche de la Parabolique. D’autant plus qu’il y avait beaucoup plus de place à sa droite qu’à sa gauche. Il a alors très normalement arrondi sa trajectoire vers la gauche pour aborder le virage de la meilleure façon, bloquant sans le savoir Jim Clark sur le bas-côté.
    Après coup, en y réfléchissant, il m’a semblé que le commentaire d’Hervé Delaunay donnait l’explication définitive du drame du 10 septembre 1961 : un incident de course qui engage, à part égale selon moi, la responsabilité des deux pilotes.

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    • Pierre Ménard

      René, je considère Jim Clark comme un des plus grands pilotes de tous les temps, et l’homme était éminemment respectable. Mais, si tu as pratiqué un tant soit peu les sports mécaniques, tu sais parfaitement que l’attaque idéale en bout de ligne droite (surtout à Monza et surtout à cette époque où les pilotes savaient qu’ils risquaient réellement leur vie) se faisait à l’intérieur et qu’ensuite c’était : « le premier qui freine est un lâche ». Pour une raison qui nous échappera toujours, Jim avait choisi l’extérieur, là où le pilote devant lui allait invariablement se rabattre sur sa gauche pour s’ouvrir au maximum la négociation de la Parabolique. L’accrochage ne pouvait donc qu’être inévitable. Et pour moi, Jim Clark fut grandement responsable de cet accident, même si c’est dur à reconnaître pour un pilote qui s’est toujours distingué par une attitude toujours élégante en piste. Jeunesse, inexpérience (ce n’est que sa deuxième saison en F1, ne l’oublions pas) et fougue peuvent expliquer cette erreur aux conséquences tragiques.

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  3. richard JEGO

    Pour info , un simple clic von trips pour une recherche wikipedia permet de lire un extrait de la déclaration de CLARK à la police de Monza : « je me suis dirigé à gauche de Von Trips sans intention de le dépasser  » .Les références sont sur wikipedia .

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    • René Fiévet

      Je ne connaissais pas cette version du témoignage de Clark à la police italienne après l’accident, mais il est effectivement très possible qu’il ait essayé de diminuer sa responsabilité dans l’accident en occultant sa tentative de dépassement. Pour ma part, quand j’ai fait ma recherche, le témoignage de Clark disait ceci : « I was travelling on the left of the Ferrari » (je roulais à gauche de la Ferrari), ce qui revient un peu au même. A l’évidence, il n’a pas dit : « I was overtaking » ou « I was trying to overtake the Ferrari ».
      Mais la réalité des faits est incontestable : il avait évidemment l’intention de dépasser von Trips au freinage, et avait effectivement engagé cette tentative de dépassement, sinon il n’y aurait jamais eu cet accident. Affirmer le contraire n’aurait aucun sens.

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      • François Blaise

        Je suis tout à fait d’accord avec René Fievet concernant cette version de l’accident .

        Réponse
      • François Blaise

        Je suis tout à fait d’accord avec cette version de René Fiévet qui me semble la plus réaliste .

        Réponse
        • Olivier Favre

          Oui, moi aussi. Je pense que Clark avait forcément l’intention de dépasser la Ferrari. C’est la seule façon d’expliquer sa présence sur la gauche de Trips.

    • yannick peuch

      je viens de lire la citation mais c’est très étrange tout de même. On dirait qu’il se contredit (il déclare dans un un premier temps qu’il « essayait de dépasser » ou est-ce la traduction qui est approximative ? puis « il a soudain tiré à gauche… il essayait probablement de prendre la courbe »… mouais…

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      • René Fiévet

        Yannick,
        Oui, c’est exact : il y a une contradiction apparente dans le témoignage de Jim Clark. Mais apparente seulement : je suppose en effet qu’on peut se préparer à dépasser un autre concurrent, amorcer la manœuvre pour le faire (le déboitement), et finalement décider de ne pas le faire au tout dernier moment si l’affaire se présente mal. J’ai l’impression d’avoir vu ce genre de chose des centaines de fois sur les circuits automobiles.
        En fait, il ne faut pas attacher trop d’importance à ce témoignage devant la police italienne, qui a eu lieu peu après le drame, quand Clark était encore sous le coup de l’émotion. Il est normal qu’il ait tenté de minimiser son implication, au point de sembler se contredire, car il savait bien au fond de lui même que sa tentative de dépassement était à l’origine du drame. C’est humain. Et d’une certaine façon, il n’avait pas tort : quand bien même il avait amorcé cette tentative de dépassement, si von Trips était resté sur sa ligne, il n’y aurait pas eu d’accrochage. C’est ce qu’a conclu Phil Hill : « il y a plus de choses interdites que permises dans ce métier. Von trips a violé un interdit en essayant d’aller occuper un espace qui était déjà partiellement occupé par la Lotus de Clark. » (Robert Daley, “The cruel sport”, Motorbooks international, 2005, page 212)

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  4. Emmanuel Lacherie

    que la course peut etre tragique… mais très très belle photo de Von Trips pour illustrer l’article 🙂

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    • François Blaise

      Emmanuel , c’est une photo d’ Yves Debraine .

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  5. Christophe Montariol

    Mon regard sur ce terrible accident ne peut qu’être lointain : à l’époque, mes parents n’avaient pas la télévision… et je marchais tout juste !
    Vos propos m’incitent, comme la plupart d’entre vous, à voir là un fait de course. Toutefois, l’observation de René Fiévet me semble judicieuse.
    Quant à la différence d’âge, elle me semble aussi jouer un rôle : Jim Clark est en F1 pour sa deuxième saison. Si son talent est immense, sa carrière de pilote de monoplace est encore mince, et son expérience des circuits est modeste, si on la compare à celle des générations de pilotes qui viendront ensuite : Alain Prost et Ayrton Senna, Michael Schumacher ou Lewis Hamilton possédaient en arrivant en F1 une maîtrise du pilotage d’une monoplace et une science de la course en circuit supérieures à celles de Clark arrivant chez Lotus, ce n’est pas lui faire insulte de le reconnaître, au contraire.
    Je ferai volontiers un parallèle entre le GP d’Italie 1961 et le GP du Portugal 1996.
    Dans les deux cas, une Ferrari en tête, pilotée par un Allemand, et un jeune pilote qui la chasse sur une auto britannique. Dans les deux cas, une parabolique termine le circuit avant les stands. En 1961, au deuxième tour, les deux voitures se heurtent, Trips ayant élargi sur la gauche sa trajectoire pour attaquer la Parabolica qui se négocie à haute vitesse. En 1996, Schumacher garde sa ligne à l’attaque de cette « parabolique » rebaptisée depuis Ayrton Senna : Jacques Villeneuve lui fait l’extérieur et le passe en survitesse dans une trajectoire qui l’assimile à un Martien ! Le Martien l’emporte sur le pilote rouge… Villeneuve était dans sa première année en F1, il eut la chance que Schumacher garde sa ligne, mais l’audace du Québécois montre que l’idée de passer par l’extérieur d’une Parabolique, pour peu courante qu’elle soit, peut s’avérer payante !
    L’audace de la jeunesse est-elle à l’origine de ces manoeuvres ?
    Pourquoi pas…
    L’écart de trajectoire se payait cash en 1961.
    Aujourd’hui, les pilotes seraient bien inspirés, avant de faire preuve de fierté voire d’orgueil, de mesurer la chance qu’ils ont de rester vivant après les erreurs de comportement qu’ils commettent à longueur de courses…

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    • Jean DAMON

      Bien vu Christophe ;
      tout autant que ce qu’a écrit Pierre Ménard sur la partialité de Crombac.

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  6. De Wispelaere

    J’ai beaucoup lu, écoute et parlé au sujet de ce triste événement, un procès au pénal était hors de propos… tout comme l’objectivité de Mr.Crombac au sujet de Jim Clark, pilote plein de talent mais alors un tantinet inexpérimenté

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  7. Muratori Patrick

    Il est impossible de se fier à l’avis de Gérard Combrac, ami intime de Jim Clark, supporter de Lotus et admirateur de Colin Chapman. Trop de motifs de partialité…

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    • richard JEGO

      Visiblement beaucoup , ici , ignorent que CROMBAC était de nationalité suisse ; pays célèbre pour sa neutralité et celle de ses citoyens .. .Moi , je me fie à lui car il était aussi le cofondateur de Sport auto , rédacteur en chef , et se devait d’impartialité dans ses compte-rendus pour développer les ventes .
      SPORT AUTO n’a jamais été AUTOSPRINT ( pour ceux qui connaissent la revue italienne )

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      • Pierre

        Je ne discuterai pas ici, ce n’est pas le lieu, de la neutralité suisse, mais je ne crois pas que le passeport suisse immunise du parti-pris, pas plus qu’un passeport français fait de son possesseur un bourreau des cœurs ou un cuisinier d’élite…

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  8. Michel Fournier

    J’avais 15 ans quand je découvris sur le journal l’accident. Mais je ne comprenais pas comment s’était produit ce drame. Ce n’est que plus tard lorsque je vis les images en video prises sur le vif par des caméras que je me suis rendu compte de l’ampleur de celui-ci.
    Les secours étaient quand même inexistants. Et surtout la course continuait.

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  9. François Blaise

    Si notre Pape des journalistes de sport automobile Johnny Rives pouvait lire ce reportage ,
    nous serions heureux de connaître son avis concernant cette tragédie du sport automobile.
    Merci Olivier Rogar pour le contacter .

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Olivier Favre
Le goût de l’automobile est un atavisme familial transmis par mon père, qui l’a manifesté autant à l’échelle 1 que par les Dinky Toys. Mais l’intérêt pour la course est ma spécificité et j’y suis venu très tôt par les miniatures Solido des 24 Heures du Mans, Ferrari 512 M, Matra et autres Porsche 917. Après le jeu sur les tapis est venu le temps de la collection et du modélisme, de l’abonnement à Sport-Auto puis à Auto-Hebdo. Parallèlement, mes études à Sciences-Po ont confirmé mon intérêt pour l’Histoire et renforcé ma confiance rédactionnelle. Une fois trouvée ma voie professionnelle dans la fonction publique territoriale, j’ai voulu réunir tout cela et écrire sur l’histoire de la course automobile, celle que je n’ai pas vécue, celle que j’aurais aimé vivre. C’est ainsi que j’ai collaboré à Automobile Historique pendant trois ans. Puis sont venus Mémoires des Stands et le magazine Autodiva, qui me permet de garder le contact, précieux pour moi, avec le papier. Et enfin Classic Courses depuis 2012.