La traversée de Paris 2024

La traversée de Paris – Janvier 2024

par | 16 Jan 2024 | 6 commentaires

Affiche La traversée de Paris 2024

Janvier !

Pour la première fois je ne fais pas la traversée de Paris à pieds, Christian Magnanou me permet de covoiturer dans sa belle Matra 530 jaune. Rendez-vous à Vincennes. A 6h30 le métro est en panne d’électricité…Oui. Un chauffeur Uber se pointe en 2 minutes chrono. Le Président Magnanou ne m’attendra pas. Nous sommes synchrones au point de rendez-vous.

La traversée de Paris 2024
La coupole © Olivier Rogar – Classic Courses

Distribution du road book et c’est parti. Façon Audiard. Puzzle. Dispersion si vous voyez ce que je veux dire. On navigue seul dans la froidure. Ce qui ne m’empêche pas de proposer au pilote de virer ses deux demi toits targa. Refus. Ca caille vraiment. Dommage j’avais pris mon bonnet.

Tel Napoléon remontant depuis l’île d’Elbe, nous sommes seuls d’abord. Puis nous croisons une voiture au Vauban, juste devant le tombeau de l’Empereur. Chouette nous sommes deux. On en profite pour prendre un café. Froid toujours cinglant. On a faim. Place des invalides on est une dizaine.

La traversée de Paris 2024
Le Vauban, l’Empereur et l’OSI © Olivier Rogar – Classic Courses
La traversée de Paris 2024
Le tombeau de l’Empereur © Olivier Rogar – Classic Courses

Petite escale. Puis direction le Trocadéro. Une vingtaine.

La traversée de Paris 2024
Christian Magnanou et sa Matra 530 au Trocadéro © Olivier Rogar – Classic Courses
11 normale et 11 légère ( A moins que ce ne soit une 7 ? au Trocadéero © Olivier Rogar – Classic Courses

On sent que la descente vers la Concorde par les Champs Elysées va être triomphale. Raté. On est à nouveau seul. A la Concorde ça change. Peu à peu les trottoirs se remplissent. On est pas loin de 200.

D’accord c’est plus la traversée de Paris façon Gabin-Bourvil (Janvier) que le vol de l’aigle mais la faute à qui ? A la folle-dingue de l’hôtel de ville nous dit-on. L’an passé des voitures camera auraient discrètement (lâchement ?) verbalisé toutes les anciennes garées à la Concorde…

La traversée de Paris
Affiche du film La traversée de Paris

Décidément cette traversée, quelle que soit l’époque est toujours aussi redoutable. Les Schpounzes en voulaient à nos jambons. Les escrologistes à la liberté de circuler. Fondamentale pourtant.

Traversée de Paris 2024 © Olivier Rogar – Classic Courses
Traversée de Paris 2024 © Olivier Rogar – Classic Courses
La traversée de Paris 2024
Traversée de Paris 2024 © Olivier Rogar – Classic Courses

Ceci étant il y avait de belles autos. Devant l’ACF (Non elles n’étaient pas au Crillon.) quelques oeuvres de chez Pininfarina, 330, 365, BB et Maranello 550. J’ai un faible pour cette dernière. Rustre que je suis… Serait-il malhonnête de citer la superbe Aston DBS V8 qui a le courage d’affronter les diva ?

La traversée de Paris 2024
Traversée de Paris 2024 © Olivier Rogar – Classic Courses
La traversée de Paris 2024
Aston DBS V8 © Olivier Rogar – Classic Courses

Quelques populaires françaises, allemandes ou américaines, seules ou côtoyant d’aristocratiques carrosseries nous montrent, s’il en était besoin, que le monde de la collection n’est pas sectaire.

Ford mais on n’a pas croisé Thierry Dubois © Olivier Rogar – Classic Courses
Mustang 289 1965 © Olivier Rogar – Classic Courses
La traversée de Paris 2024
BMW 3.0 CSL © Olivier Rogar – Classic Courses
Facel HK500 et VW Split window © Olivier Rogar – Classic Courses
Pagodes et autres calandres étoilées © Olivier Rogar – Classic Courses

J’ai bien aimé le rassemblement de Zündapp et autres aussi. Mais d’où venaient-ils ? Pas de Pologne comme l’indiquaient leurs plaques. Ca carburait pourtant bien. Les petits godets de 50 cc alimentaient bien les quelques trognes échappées des plaines de l’Oural. L’indice d’octane avait l’air trapu. Pas sûr qu’il n’y ait eu que de la pomme là-dedans.

La traversée de Paris 2024
Jawa – Normal, on n’est pas loin de la « Coupole » © Olivier Rogar – Classic Courses
La traversée de Paris 2024
Traversée de Paris 2024 © Olivier Rogar – Classic Courses
La traversée de Paris 2024
Zündapp et compagnie © Olivier Rogar – Classic Courses

Et dire qu’il va falloir attendre l’année prochaine pour voir la suite !

Au fait Patrice Vatan qui fait désormais l’éloge des filles de Maranello me laissera-t-il à nouveau « sa » place dans la 530 ? Je sens que ça va encore piquer entre Cosne-sur-Loire et Versailles !

La Traversée de Paris 2024
Matra 530 et Tour eiffel © Olivier Rogar – Classic Courses

Olivier ROGAR

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6 Commentaires

  1. Christian MAGNANOU

    Ce fut un plaisir Olivier ! et si Notre Drame de Paris n’annule pas la prochaine traversée estivale en raison des jeux olympiques, on pourra enlever le toit de la 530 🙂

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  2. Pierre Ménard

    Belles z’autos ! Quant à mettre à l’air libre la 530, il faudra que le sieur Magnanou vienne faire un tour avec les Trapadelles qui lui montreront comment on roule la tête au vent même en hiver quand ça caille.

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  3. philippe masson

    Merci pour cette ambiance rafraichissante dans tous les sens du terme. Passion versus sectarisme… Et bravo pour les jeux de mots
    Je n’ai qu’un seul mot en ce début d’année : continuez ! Aussi bien Classic Courses (ah, le plaisir de découvrir un nouvelle contribution) que ce genre de manifestation
    Eet très belle année à vous

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  4. Bouzanquet

    Jambier , rue Poliveau , hahaha…. Merci Olivier pour l’article !

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  5. Olivier Favre

    Des anciennes à Paris !? Mais vous êtes de dangereux délinquants ! En plus, Olivier ose évoquer l’Empereur et son tombeau sans aucune mise en perspective du parcours plus que discutable de ce soi-disant « grand homme » ! Double provocation aux yeux des auto-proclamés progressistes qui prétendent nous dire quoi penser.
    Décidément, Classic Courses n’est pas un site à mettre sous tous les yeux … mais continuons, plus que jamais !

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  6. Ricin de Coventry

    Un électron libre le Président des M 530.
    Il a complètement interprété le parcours à sa façon.

    Réponse

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Olivier Rogar Santoni
« Petrol head » ? D'aussi loin que je me souvienne, l’automobile m’a toujours fasciné. Les tacots, le Pub Renault, Saint Antonin à Aix en Provence et enfin le Circuit Paul Ricard, m’ont fait passer de Sport-Auto à Auto-Hebdo et l’Equipe. Attrait pour les protos du Mans et les CanAm d’abord. Puis la F1 au cours de cette incroyable saison 1976. Monde aussi inaccessible que fascinant que j’ai fini par tangenter en 1979-80 au Paul-Ricard puis en Angleterre. Quelques photos m’ont amené à collaborer à «Mémoire des Stands» puis, à sa disparition, en 2012, à créer Classic Courses. Je trouve dans le sport automobile les valeurs de précision, d'audace, de rapidité dans la décision dont la maîtrise pimente une vie active.