Jim Clark-Rennen – Hockenheim F2 1976

par | 10 Avr 2026 | 14 commentaires

Hockenheim ring, Hockenheim, Bade-Wurtemberg (RFA), le 11 avril 1976

Malin comme un singe, et aussi agile (la comparaison s’arrête là), Guy Royer flaire le bon coup en emboîtant le pas de Hugues de Chaunac qui a pris ses deux pilotes par la main, peu après le podium.
On se positionne face au soleil qui brille depuis la mi-mars sur toute l’Europe. On parle d’une sécheresse qui s’annonce historique.

Patrice Vatan

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Arnoux et Tambay sur le podium de la Jim Clark Rennen

Et le trio lève les bras au ciel. René Arnoux et Patrick Tambay, respectivement deuxième et troisième de l’AvD-Deutschland-Trophäe Jim Clark-Rennen, première épreuve du championnat d’Europe de F2. Ça mitraille, les photographes adorent ce genre de scoops qui n’en sont pas.
Attirés par ce faux podium comme des tifosi par une brèche du grillage à Monza, les Nigel Snowdon, Jeff Hutchinson, Ercole Colombo, Jutta Fausel, Manou Zurini qui passera dans Sport Auto de mai une version voisine de celle shootée par Guy. Ses clichés, Guy Royer les réserve au média qu’anime son compère Patrice Vatan, « Le Demi-siècle », qui comme son nom le suggère paraît tous les 50 ans, périodicité un brin audacieuse qui a le mérite du recul par rapport à l’événement.

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Jim Clark Rennen Hockenheim 1976

René Arnoux, Hans Stück, Patrick Tambay – Podium Jim Clark Rennen Hockenheim 1976 © Guy Royer

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Hans Stück imbattable à Hockenheim

Aussi cette belle image et le texte y afférent ne seront accessibles qu’à partir du 11 avril 2026 par ceux qui auront eu la chance de survivre.
S’ils ont pris la tête du championnat, les deux Français n’ont rien pu faire contre le vainqueur Hans Stück jr, imbattable à Hockenheim sur sa March/BMW 762 Jagermeister. Classé pilote de notoriété, il ne marque pas de points au championnat.

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Le stadium d’Hockenheim ou l’arène romaine

Surpris par Jean Pierre Jabouille au départ de la première manche, il lui fallut 9 tours pour récupérer le commandement, alors salué dans le Stadium par les tirs rituels de fusées de la part des quelque 110 000 spectateurs teutoniques, la caisse de Hannen Alt entre les pattes, éructant une langue évoquant plus Rommel que Hölderlin.
Il y a de l’arène romaine dans le Stadium d’Hockenheim. Simplement les quadriges ont été remplacés par les légères monoplaces de F2 à la carte de visite éloquente : 500 kg pour 300 CV.

Jim Clark Rennen Hockenheim 1976

François Migault et son Osella FA 2 BMW Schnitzer. 11e dans la première manche, n’apparait pas au classement final © Guy Royer

La pourtant toute puissante F1 n’a pas asphyxié la hiérarchie y conduisant. Ainsi le championnat F2 est riche cette année de 13 constructeurs de châssis et 7 motoristes. Côté français, le V6 Renault équipe les deux formations, Martini et Elf 2, le Chrysler-ROC, issu du bloc 2 litres Simca est monté sur la Chevron de Jean-Pierre Jaussaud, lequel eût fini à la 5e ou 6e place sans une rupture du joint de culasse.

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Le Chrysler-ROC, issu du bloc 2 litres Simca, est monté sur la Chevron de Jean-Pierre Jaussaud, lequel eût fini à la 5e ou 6e place sans une rupture du joint de culasse © Guy Royer

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La F2 a bonne presse

Le gratin de la presse française est là : Jean-Marc Andrié pour AUTO hebdo, Bernard Gautier pour L’EQUIPE, Jean-Louis Moncet qui fait le papier pour Sport-Auto.
Retour de nuit. Jean Michel Sacaze tient le bout de bois de la R16 louée chez Autorent, aiguille de vitesse dans le coin.
Si la périodicité de mon support de presse me dégage de toute pression, l’emballement effréné du calendrier des courses l’augmente. Thruxton F2 le week-end qui vient. Avec quel équipage déjà ? Ah oui, Gilbert et sa 1100 TI.
Une chose est sûre, il va faire beau.
Image © Guy Royer

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14 Commentaires

  1. Olivier FAVRE

    Moi aussi j’ai longtemps écrit Stück, mais en fait il n’y a pas d’umlaut sur le u et on écrit Stuck et prononce Schtouk.

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  2. JP Squadra

    Génial la périodicité du « Demi-siècle » ! Et je suis heureux de faire partie des survivants pour apprécier à nouveau cette période dorée de la F2 .

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  3. MENRATH

    Moi aussi je me rappelle de cet événement. C’était ma 1ère course comme professionnel grâce à Renault sport et son excellent V6. Voir et surtout entendre le stadium d’Hockenheim reste inoubliable. Si la démonstration de Stuck fut sans conteste, le podium devant les BMW officiels nous a encouragé sur ce circuit rapide.
    Côté Météo, effectivement la neige nous attendait à Thruxton…

    Réponse
  4. christian

    Elles etaient belles les F2 en 1976 , je me souviens de Pau et Nogaro .
    Patrick Tambay était à l’aise sur les 2 tracés , mais n’a jamais pu gagner le GP de Pau en F2 , faute à une malchance terrible.
    je l’ai vu par contre ,triompher 3 fois de suite à Nogaro en F2 , son circuit fétiche.
    1974 avec la ELF2 , son 1er succès en F2 , en 1975 – avec la March usine et en 1976 avec la Martini V6 Renault après avoir piqué R.Arnoux au freinage lors du 2eme tour , en bout de ligne droite de l’aéroport .
    En fermant les yeux je revois nettement les 2 Martini piquer du nez en fin de ligne droite à l’approche de l’épingle , celle de Tambay relevant une fraction de seconde pour passer en tête .

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    • Bernard LANDES

      Oui , elles étaient belles ces F2 de 1976 et la saison était particulièrement disputée , remportée par Jean-Pierre Jabouille , devançant d’un point  » stratégique » , René Arnoux .
      Patrick Tambay , moins régulier , avait fini troisième de ce championnat d’Europe, sur la Martini-Elf .
      Comme le rappelle Christian ci-dessus , Tambay avait été vainqueur pendant 3 années successives , en 1974 , 1975 et 1976 , à Nogaro , circuit qui lui réussissait .
      Je me souviens bien de ces courses de 1976 à Nogaro , Pau et Enna , et j’en garde quelques souvenirs marquants .
      A Pau , commissaire en poste à la chicane en descente à Poeymiraud , j’avais été blessé par une roue perdue par l’Osella de François Migaud qui avait tapé le rail à cet endroit , et j’avais été transporté à l’hôpital par l’ambulance des pompiers
      Le pilote en question ne s’était pas préoccupé de mon état , mais uniquement de celui de sa monoplace . . .
      Je me souviens , aussi , du Grand Prix de la Méditerranée , à Enna , autour du lac de Pergusa , en Sicile : course chaotique , en 2 manches , remportée par René Arnoux , alors que les Italiens n’avaient d’yeux que pour Flamini .
      Arnoux était sorti de la piste , en essais libres , le Vendredi ; la Martini Elf avait fini sur l’arceau et avait été reconstruite par l’équipe de Hugues de Chaunac .
      L’année d’avant , en 1975 , c’est Jacques Lafitte , sur la Martini Ambrozium engagée par la même équipe qui avait été victorieux sur ce rapide circuit sicilien .
      Une anecdote savoureuse me revient en mémoire , à ce sujet .
      Cette année-là , pour que le circuit soit homologué , la F.I.A. avait exigé la pose d’une troisième hauteur de rails , dans certaines courbes .
      Lors de l’inspection préalable , ces rails supplémentaires n’avaient toujours pas été posés et la délégué à la sécurité ( je ne me rappelle pas exactement si c’était Roland Bruynseraede ou Marcel Martin ) avaient prévenus les organisateurs siciliens que la course n’aurait pas lieu si le circuit n’était pas mis en conformité .
      Ce qui fut fait .
      La course finie , le Lundi , en reprenant l’avion à l’aéroport de Palerme , le directeur de course achète un journal local pour en lire le résumé .
      A la rubrique des faits-divers , un détail attire son attention :  » 2 kilomètres de rais de sécurité ont été volés sur l’autoroute Palerme – Cefalu . On recherche les voleurs  » .

      Réponse
      • christian

        Pas très sympa le gars Migaud , c’était grave Bernard ?
        Enna devait être un super circuit fait de grandes courbes ,je crois me souvenir que c’était le prénom de la chienne de J.P.Beltoise.
        Existe-t-il toujours actuellement ?
        Vous avez combien de GP de Pau et Nogaro à votre actif ? Monaco et le Paul-Ricard peut être aussi ?

        Réponse
        • Bernard LANDES

          Non , Christian , pas très sympa le gars Migault , comme vous dites : j’avais été entaillé au sommet du crâne et assommé par le choc , j’étais tombé sur la piste , en contrebas . . .
          Plaie suturée à l’hôpital de Pau , le Docteur Jean-Paul Pasquet , président de l’ASA Adour-Océan , ainsi que le patron de l’hôtel ( du Commerce ? ) , où j’étais hébergé , m’avaient bien aidé .
          Bernard Asset , qui était juste sur place lors du crash de l’Osella avait fait une photo – souvenir .
          Le circuit d’Enna – Pergusa , situé au centre de la Sicile existe toujours et est toujours opérationnel . Il s’est modernisé et est moins rapide qu’autrefois , car maintenant doté de chicanes .
          Je ne sais pas si les triples rails – routiers , » empruntés  » ailleurs sont toujours là !
          Sur place , j’avais fait la connaissance de commissaires siciliens qui m’avaient fait découvrir une plage paradisiaque , près d’un minuscule village , sur la côte Sud de la Sicile .
          Je suis donc retourné à Enna , nom effectivement donné à la chienne de J.P.Beltoise , en 1975 ,1976 , 2016 et 2023 .
          C’est relativement facile de s’y rendre car il y a maintenant , en saison , de nombreux vols directs low cost organisés pour les pèlerinages à Lourdes – Tarbes , ou Toulouse , depuis Palerme , Catane , ou Trapani – Marsala .
          Combien de G.P. de Pau et Nogaro ? Je dirai , presque une quarantaine de chaque , de 1971 à ? ? ?
          Paul Ricard , Dijon , Monaco , Monza , Montjuich , le Mans , Charade , plus quelques autres Albi , Ledenon , et ceux qui n’existent plus Karland (près de Frontignan) , Dax .
          Votre question me fait ouvrir la boite à souvenirs : les  » petits  » déjeuners au fromage de brebis des Pyrénées , organisés à Pau par le chef de poste à la gare ( à ne pas confondre avec le chef de gare à la Poste ! ) , les repas au restaurant près de la ligne de départ , les soirées officielles au casino du parc Beaumont ( à la table des  » Veuves de guerre de Pau  » ! ) , à l’invitation du maire de Pau qui faisait son show en chantant  » New- York  » , les rigolades du Star Racing de Moustache , etc . . .

        • Olivier Rogar Santoni

          Bernard, ce que vous racontez, vous le racontez bien. Ca nous donne envie d’en lire davantage. Si le coeur vous en dit, vous êtes le bienvenu ici.

        • christian

          100% d’accord avec Olivier , Bernard , vos témoignages respirent la passion de la course comme on l’aime .
          Si je vous lis bien , vous avez beaucoup de GP F1 à votre actif également .
          je n’ai pas connu les années 71-72-73 à Pau et au Ricard , époque bénie ou tous les grands pilotes , Rindt ,Fittipaldi , Cevert ,Peterson…….. venaient dans notre sud-ouest .Pas connu non plus les soirées officielles d’après course ou le vainqueur était convié parait il à la table du maire de Pau , A. Labarrère. Y avait il tous les pilotes ou seulement le vainqueur ?
          Montjuich sur la colline de Barcelone devait être fameux également , j’ai tenté d’en retrouver le tracé exact lors d’un GP d’Espagne il y a quelques années sans trop de succès. Nous y avons par contre dégotté avec mon épouse un super resto qui nous a bien consolé .
          Monaco , Monza , Paul Ricard , Pau …. gardez la boite bien ouverte ,svp .
          merci.

        • Bernard LANDES

          Merci Olivier et Christian pour vos encouragements à continuer d’évoquer ces belles années passées sur les circuits .
          Effectivement , c’est la passion qui m’ a amenée à avoir quelques GP F1 à mon actif et à en conserver quelques souvenirs inoubliables , ravivés par la lecture de Classic Courses .
          A cette époque là , comme le rappelle Christian , les grands pilotes venaient courir sur les circuits du Sud-Ouest : Albi , Nogaro et Pau .
          Certains ( Senna , Button et autres ) venaient aussi , avec leurs équipes et motoristes , préparer le GP de Monaco sur le petit circuit de Nogaro . Sa configuration ressemblait au circuit urbain monégasque .
          En ce qui concerne la soirée officielle du GP de Monaco , je crois savoir qu’elle a lieu le Dimanche soir , après le course ( au Sporting Club ?) et que le prince y invite à sa table le vainqueur du jour .
          Par contre , au GP de Pau , qui se déroulait traditionnellement sur les 3 jours du week-end de Pentecôte , elle avait lieu le Dimanche soir ( ou le Samedi soir ? ) au casino , dans le parc Beaumont , à l’invitation du maire .
          André Labarrère conviait le tout-Pau à cette soirée mondaine ; c’est là qu’il faisait son show  » à la Liza Minelli  » , que ses administrés Palois semblaient apprécier . . .
          C’était un homme courtois et cultivé , grand défenseur de SON GP automobile tracé dans les rues de sa bonne ville ayant vu naitre Henri IV .
          J’avais eu l’occasion de percevoir son indéfectible intérêt pour SON GP , lors des cérémonies du podium .
          Il n’y avait pas , à Pau ou sur certains autres circuits , d’organisation chargée du protocole d’arrivée .
          Les personnalités remettaient une coupe , ou des fleurs , aux 3 premiers du podium ( qui souvent se faisaient attendre . . . quand se n’était pas quelques fois par envie de se taper dessus ! ) et puis c’était tout .
          On oubliait de récompenser , soit le 1er débutant du  » Premier Pas Dunlop  » , ou la 1ère féminine , ou le vainqueur du championnat B , etc . . .
          Je m’étais donc intéressé à ces formalités protocolaires d’arrivée , de façon à n’oublier aucun vainqueur à récompenser .
          A l époque les écrans affichant instantanément les résultats étaient rares ; il fallait suivre de près le chronométrage , qui se faisait encore au 1/10ème de seconde , et attendre la validation des résultats .
          André Labarrère offrait toujours de très belles et grandes coupes , toujours gravées à son nom , en tant que maire de Pau .
          Quand j’avais quelques informations , anecdotes , ou faits marquants concernant les nominés , je lui en faisait part discrètement , et il les récompensait chaleureusement et amicalement , comme s’il les connaissait personnellement depuis toujours .
          Pour le podium , il y associait  » Miss Pau  » , mais aussi  » Mister Pau  » !
          Sur d’autres circuits , les cérémonies du podium étaient vite expédiées , comme si l’on avait mangé un chronomètre .
          C’était une autre époque ; les  » grid girls  » ont disparu , tout est maintenant policé . . .

        • christian

          C’était effectivement une autre époque bien plus simple et conviviable que vous avez bien connue Bernard .
          A Nogaro j’ai vu rouler P.Depailler avant sa victoire de Monaco .On pouvait encore se faufiler dans les stands et sur les bords de piste sans problème. Par contre , à part une ambulance à l’entrée , je ne suis pas certain que ce jour là des commissaires étaient présents sur le circuit , j’en avait parcouru une bonne partie à pied pour admirer la Tyrrell . J’y ai vu également E. de Angelis et A.Senna sur la Lotus JPS , J.Villeneuve sur Williams et plein d’autres pour des essais.
          Guy Ligier y avait envoyé rouler J.Laffite (lors des coupes de Pâques ?) pour aider les sinistrés du Gers après de graves inondations , en 77 ou 78 , mais je crois me souvenir que la Ligier ne démarrait pas au grand dam du public .
          Ligier, qui devait être une bonne personne , s’était racheté en faisant rouler Laffite en démonstration pour le GP de Pau .
          Lors de SON GP de Pau 1974 – » Mémorial F.Cevert » – (Cevert avait gagné en 1973, sa dernière victoire) , A. Labarrère invita Madame Cevert , la maman de Francois pour remettre la coupe au vainqueur . Depailler triomphait ce jour là sous une pluie intense.

        • Bernard LANDES

          Et les F2 , dans les grandes courbes du parc Beaumont , sous la pluie , c’était quelque chose !

        • Olivier Rogar Santoni

          Bernard et Christian, Patrice Vatan et la F2 nous ont fait voyager de Hockenheim à Pau. Alors ayons une pensée pour notre ami Eric Bhat dont c’était autant le fief que la source de la passion qui fera de lui un grand journaliste.

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Patrice Vatan
Je suis né à l’automobile entre les jambes de mon père. Mêlés à la poussière soufflée sur la piste de Ain Diab par le vent du large, ce sont des souvenirs quasi post-utérins qui remontent, flashes rouges émis par les Ferrari, les seules auto dont je me souvienne lors du Grand Prix du Maroc 1957, hors championnat mais nullement sans saveur. Vision au ras du sol, comme filmée par Walt Disney lorsqu’il s’adresse aux enfants. Huit ans plus tard une jambe cassée m’envoyait au lit et je dois à la couverture du Sport-Auto de juin 1965 – Jean Guichet sautant dans sa Ferrari 275 P -, que m’avait offert une voisine pour me distraire, ma première vraie émotion automobile à l’état conscient.