Patrick Tambay 1949 – 2022

par | 4 Déc 2022 | 61 commentaires

Parler de celui qui a disparu pour en faire l’éloge ou parler de soi pour exprimer sa peine. Telle est l’hésitation qui s’insinue à l’annonce d’une aussi triste nouvelle. Patrick Tambay, le pilote, le gentleman, l’homme aux mille vies est mort aujourd’hui.

Pour avoir à plusieurs reprises évoqué avec lui cette issue que l’implacable maladie lui destinait, je sais qu’il avait résisté à  la tentation d’abréger l’inéluctable naufrage duquel il était prisonnier. « J’aurais préféré disparaître au champ d’honneur, me disait – il, que de finir comme ça ».

Quelqu’un d’aussi résilient, combatif et courageux pouvait-il accepter un destin qui avait fait de lui un enfant béni des Dieux et refuser le sort qui semblait parfois s’acharner ? Sa vie d’homme n’était pas de celles qui optent pour le compromis. Dans l’épreuve il a aussi choisi de faire face. Jusqu’au bout avec une dignité qui forçait l’admiration de ceux qui savaient.

Rencontre

Lysiane et Johnny Rives, OR, Patrick Tambay – Aix en Provence 2013 © Archives Olivier Rogar

Parlerai-je de notre première rencontre avec Johnny Rives ?  Dois-je évoquer cette réunion en Corrèze chez Jean-Paul Brunerie où nous jetions les bases de Classic Courses et où il était présent ?  Cette réunion au cours de laquelle il avait exprimé son souhait que l’un de nos auteurs puisse s’intéresser à la réalisation de sa biographie, Jean-Paul Orjebin peut – être ?

Patrick Tambay
Patrick Tambay pour les débuts de Classic-Courses à Viallevaleix chez JP Brunerie – Septembre 2013 © JP Orjebin
De G à D : François Blaise, Patrick Tambay, Olivier Rogar, Jean-Paul Brunerie, Olivier Favre, Jean-Paul Orjebin, Francis Rainaut, Pierre Ménard, Mme Rainaut

Quand Yves Jouanny avait fêté les 50 ans de la « Remise » à Antraigues, en invitant tous ceux qui s’étaient illustrés au rallye de Monte Carlo, Patrick m’avait fait l’honneur de me proposer de l’y accompagner. Il avait fait ce rallye en 1972 au volant d’une R12 Gordini pilotée avec brio et acquis le respect de ses pairs dans cette exigeante discipline.

OR, Jean-Luc Thérier , Nicolas Thérier, Patrick Tambay – La remise 2014 © Lili Moulin

Les visites régulières faites au Cannet où il résidait nous donnaient la joie de partager un moment d’évasion autour d’un bon repas, il aimait raconter. Se raconter. Dans l’un de ses multiples rôles. Skieur. Pilote. Homme politique.  Toujours avec un certain détachement, une pointe d’ironie et beaucoup d’humilité.   Plus le temps passait, plus son désir de voir réaliser sa biographie devenait impérieux. Avec Massimo Burbi il avait produit « 27, The Ferrari years »  mais cela ne concernait vraiment que les deux années passées à la Scuderia. Il avait tant d’autres choses à exprimer. Ni pour la postérité, ni pour la gloire. Mais pour ses enfants. Les deux ainés, Esti et Loïc qui vivaient loin de lui. Et Adrien, le fils qu’il a eu avec Dominique Chesnais et auquel il craignait de ne pouvoir tout transmettre.  
Alors de proche en proche, il devint évident que je devais trouver une réponse à cette demande. Pour l’homme que j’avais appris à connaître et l’amitié qui s’était instaurée entre nous. Pour le pilote qui m’avait fait rêver. Pour celui qui savait qu’il ne pourrait mener seul cette tâche à son terme.

Rappelons-nous

Patrick Tambay
1983 – Victoire à Imola – Ferrari 126 C3 ©Paul-Henri Cahier

Son engagement inattendu en CanAm. Son arrivée tonitruante en F1 en  Grande Bretagne en même temps que Gilles Villeneuve, en 1977. Les résultats qu’il avait su engranger au terme de cette magnifique saison. Son titre CanAm.

S’en était suivi un contrat chez McLaren aux côtés du grand James Hunt. Ces années qui auraient dû être de lumière s’étaient avérées calamiteuses pour l’écurie. Et Patrick de me dire avec son sourire un peu fataliste « James Hunt aurait dû me montrer le bon exemple, mais il m’a montré le mauvais ! »

Son deuxième titre en CanAm en 1980 était le miroir d’une absence de perspectives nouvelles en F1. C’est pourtant là qu’en 1981 Theodore vint le chercher puis Ligier. Nouvelles désillusions. Puis nouveau départ vers les USA qu’il connaissait si bien depuis ses études à Boulder.

Patrick-Tambay-Gilles-Villeneuve
Patrick Tambay-Gilles-Villeneuve © DR

Il semblait perdu pour la F1 quand le sort qui s’acharnait l’y rappela pour remplacer son ami Gilles Villeneuve. En une demie saison chez Ferrari en 1982, aux côtés de Didier Pironi il fut en lutte pour le titre quasiment jusqu’à la fin.

Alors…

Pour ce rêve porté. Ces paroles justes. Ce courage. Réaliser son vœu était devenu le mien. Ma rencontre avec José Valli le permit. Patrick avait désormais son auteur. Je fis les présentations en juillet 2020. En décembre 2021 la biographie « Pilote et Gentleman » sortait.

Bien qu’affaibli Patrick était en forme lorsque nous la lui remimes. « Merci. Maintenant je peux partir en paix ».  Inutile de dire que ces mots poignants nous marquèrent.

Patrick Tambay
Patrick Tambay découvre sa biographie 23 décembre 2021 (©) José Valli

De Jean-Claude Killy à Alain Prost ses exemples, de Mario Andretti à Derek Warwick, John Watson, Jacques Laffite, Alan Jones, ses anciens équipiers en F1 tous loueront au cours de nos entretien son extrême droiture et son honnêteté.  

Patrick Tambay, José Valli et Olivier Rogar 23 décembre 2021© Archives Olivier Rogar

On est parfois déçu par ses héros de jeunesse mais j’ai eu le bonheur de rencontrer en Patrick un être d’exception. Un homme dont l’exemple et l’inspiration qu’il prodigue rendent plus fort.

Je pense aujourd’hui à Esti et Loïc et je pense à Dominique et Adrien. Nul doute que le titre de champion FIA d’Adrien et l’annonce de la naissance de sa petite fille auront éclairci d’un grand rayon de soleil les dernières semaines de Patrick. 

Je leur présente en mon nom et en celui des auteurs et lecteurs de Classic Courses mes condoléances les plus attristées.

R.I.P Patrick.

Olivier Rogar

Nota : Nous publierons en commentaires tous les témoignages reçus via les réseaux sociaux.

A lire sur Patrick Tambay dans Classic Courses :
27, The Ferrari Years
Renault, les rêves envolés
Vince per Gilles

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61 Commentaires

  1. richard JEGO

    Merci pour ces quelques lignes d’hommage à un homme qui fut en F1 un vrai gentleman et sans doute le seul dans ces années 80 .
    Condoléances à Adrien et sa maman .

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  2. JP Squadra

    Merci Olivier pour ces témoignages et une belle réactivité à cette triste disparition. Pour avoir eu l’honneur d’échanger 2 fois avec Patrick, j’espérais toujours le revoir plus en forme.
    Paix à son âme.

    Réponse
  3. eric bhat

    Bel hommage ! Très mérité. La double carrière de Tambay (ski et course automobile) méritait les éloges. Mais à l’heure de résumer sa vie, je crois surtout qu’il attendait impatiemment de tirer sa révérence. Ruiné, parkinsonnien grave, presque oublié de tous les siens, il n’avait plus que ses chats à choyer, dans une austère pension. Elf voyait pourtant en lui un possible successeur de François Cevert. Doué, il fut le premier lauréat du Pilote Elf sur le circuit Paul Ricard, début d’un processus fulgurant qui le mena de la F. Renault à la F2 puis à la F1 chez McLaren. Belle gueule, belle carrière, belle personne. De heurts en malheurs, il a bien vécu et mal vieilli, en proie très tôt à la maladie. Bref, Comme le dit l’adage, mieux vaut être riche et bien portant que pauvre et malade : Tambay, c’était sa croix, a été tout ça à lui seul…

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    • Luc Augier

      Voix autorisée, car tu l’as côtoyé en qualité d’observateur- journaliste mais aussi comme partenaire lorsque tu étais RP chez Renault. L’homme était complexe, alternant les élans d’enthousiasme et les moments de doute, incontestablement plus porté vers l’élégance et la probité du sport que vers les subtilités -euphémisme- du business. Tu l’as dit, on en avait fait le possible successeur de François Cevert. Emporté en pleine ascension, Cevert nourrit encore fantasmes et idolâtrie cinquante ans plus tard. Tambay, lui, s’est éteint dans la douleur, l’austérité et l’oubli. Le contraste est poignant. Respect à ceux qui l’ont accompagné et qui l’ont soutenu jusqu’à la délivrance.

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      • Dominique CHESNAIS

        Luc, c’est bien joli, mais il n’est pas parti ni dans la douleur, ni dans l’austérité et l’oubli, C’est insultant. Le regard d’Eric Bath sur le pilote est en effet éclairé mais pour la suite, c’est l’ignorance. L’oubli d’une bonne partie du sport auto, bien sur, rien d’extraordinaire… Ensuite, il aura une vie d’adjoint de Mairie et de conseiller départementale bien remplie et très prenante etc… etc… En même temps tu dis merci à ceux qui l’ont accompagné ? Etrange comme paradoxe 😉

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      • Dominique Chesnais

        Luc, merci de supprimer « dans l’austérité et l’oubli » car les gens qui disent cela ne l’entouraient certes pas, en revanche c’est blessant, faux et injuste …

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  4. Olivier Favre

    Je savais qu’il était malade mais je ne voulais pas imaginer que la fin était proche. Aussi l’annonce de sa disparition hier m’a-t-elle complètement pris au dépourvu. Même si j’ai aussi éprouvé une sorte de soulagement de savoir que son calvaire avait pris fin.
    Ayant eu la chance de le rencontrer en deux occasions, dont ce fameux week-end en Corrèze chez Jean-Paul Brunerie, j’avais pu percevoir et apprécier les qualités humaines de Patrick Tambay.
    Le qualificatif « gentleman » lui allait vraiment bien, il n’était en rien usurpé. Il est presque étonnant que quelqu’un comme lui, droit, honnête et bien élevé, ait pu faire une telle carrière dans un milieu ultra-compétitif comme le sport auto en général et la F1 en particulier. Surtout dans les années 80. Il n’était sans doute pas de son temps, sa place aurait sans doute été plutôt aux côtés des Moss, Collins, Brooks, …
    Ce n’est pas seulement un grand sportif, c’est aussi une belle âme qui est partie hier. J’espère qu’elle continue son chemin plus légère, maintenant qu’elle est délivrée de ce corps qui ne répondait plus aux exigences de son parcours terrestre.

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  5. Jean-Paul Orjebin

    Mon affection pour Patrick était mêlée de remord, celui de ne pas avoir répondu à son souhait de l’aider à écrire cette biographie qu’il rêvait de publier avant de disparaitre.
    L’urgence qu’il m’exprimait correspondait à la lucidité qu’il avait du temps qui lui restait à vivre. Je ne m’en sentais ni la force ni la capacité et cela me navrait.
    Mon remord s’est transformé en soulagement quand le projet de – Pilote et Gentleman – est né, puis en admiration lorsque le livre fut publié.
    Ce matin, je vois l’expression du visage de Patrick, lorsque José ou Olivier lui tend Son Livre, l’émotion est plus que forte, merci à ceux qui lui ont procuré cette joie, peut-être cet ultime apaisement.
    La tristesse de perdre ce grand bonhomme est purement égoïste, maintenant Patrick est serein, définitivement apaisé.
    Dans notre cœur, il sera en haut du podium pour toujours.
    J’adresse toutes mes condoléances à sa famille.

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  6. Laforgue Patrice

    Patrick Tambay a fait preuve, encore une fois d’un courage énorme pour nous quitter sans aucune aide . Il faut savoir que la fin des personnes atteintes de Parkinson est très difficile et douloureuse.
    Je l’ai vu courir depuis ses débuts en formule Renault , il restera comme un merveilleux pilote avec cette volonté permanente d’arriver en F1. Sa saison 77 sur l’ Ensign en est la preuve. L’année précédente j’étais à Nogaro pour sa magnifique victoire en F2, sa joie est un beau souvenir.
    Qu’il repose maintenant en paix.
    Toutes mes condoléances vont à sa famille.

    Réponse
    • Dominique CHESNAIS

      Aucune aide ? N’importe quoi… Soyez rassuré, rien que moi, et pas que… j’étais là jusqu’à ses dernières heures….

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  7. Séb Clavé

    Olivier tu as ecrit le plus bel hommage de tout ce que j’ai vu aujourd’hui … chapeau bas

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  8. Lô Ran

    Magnifique témoignage Olivier, en apprenant sa disparition tout à l’heure j’ai immédiatement pensé à toi …
    Un grand Monsieur quitte la piste, les circonstances de sa disparition me font penser à cette du grand Hubert Auriol que j’ai eu la chance de côtoyer, lui aussi ne m’a pas déçu et je m’associe à ta peine ce soir.
    Amitiés
    Lolo

    Réponse
  9. Jacques Bartoli

    Je me suis permis Olivier, de faire un post « in mémoriam » !! 

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  10. Patou Oudot

    Merci pour ce magnifique témoignage bouleversant !!!!!!!!!!!!

    Réponse
  11. Pascale Bartoli

    Quel bel hommage pour le départ de ce grand pilote
    Une belle personne

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  12. Marc Pontier

    Un superbe hommage, à la hauteur de son sujet !
    Se taire après me semble le plus judicieux…

    Réponse
  13. Jean-robert Aumaitre

    Merci Olivier, ton hommage nous touche au fond du coeur. l’essentiel est dit avec sensibilité. Adieu Patrick.

    Réponse
  14. Francis Rainaut

    Olivier, tu as élégamment exprimé notre douleur. Je sais combien la perte de Patrick te touche, je n’oublierai jamais les moments passés ensemble au Vigeois. Merci.

    Réponse
  15. Patrice Lafilé

    Tout est dit dans cet Hommage Sincère, émouvant et l ‘ évocation de la vie et la Passion de Patrick Tambay. Merci

    Réponse
  16. Jean Marc Avezou

    Merci Olivier, ta plume magique permet aux nombreux fans de Patrick de le garder un peu plus longtemps avec nous. RIP, Monsieur Tambay 

    Réponse
  17. Jean-Paul Brunerie

    La discrétion et l’élégance du plus bel hommage venu du cœur et des tripes… Quel choc pour nous tous qui lui étions si attachés….

    Réponse
  18. Biche Espinos

    Magnifique hommage…..tout est dit .
    Tout est parfait,sauf la fin de vie de Patrick…..

    Réponse
  19. Marie-Odile Desvignes

    Merci pour ce bel hommage à notre ami, ce grand Champion, cet homme d’une élégance discrète et fidèle 

    Réponse
  20. Patrice Vatan

    Quand il fut ce brillantissime Volant Elf, lui le gamin surdoué, polyglotte, champion de ski, on pensait que tout lui réussirait. Beau, à l’aise partout, dans tous les milieux. N’avait-il pas déjà commencé à brûler ce capital chance que la destinée octroie en parts plus ou moins grandes à chacun de nous ? Reste le beau livre de José Valli.

    Réponse
  21. Lili Moulin

    Merci beaucoup Olivier très bel et touchant hommage

    Réponse
  22. Guy Le Page

    J’ai cotoyé Patrick quand René Metge, suite à sa victoire en coupe Gordini, a fait une saison de Formule Renault Europe en 1973. Un super pilote et un homme magnifique ….. je suis vraiment très triste.

    Réponse
  23. Michel Létard

    Respect champion.
    Sincères condoléances à sa famille et à ses amis.

    Réponse
  24. Pierre Ménard

    Je me rappelle ces trois jours en Corrèze chez Jean-Paul Brunerie. J’avais emprunté la guitare du fils de ce dernier et avais joué « Tears in heaven » de Clapton. A ma plus grande surprise, Patrick, les yeux légèrement embués, m’avait chaleureusement remercié car c’était un des morceaux qu’il préférait, m’a-t-il dit. J’ai pu constater que cet homme humble savait apprécier les petits cadeaux de la vie et ça m’a touché. Pas de larmes au paradis, Patrick.

    Réponse
    • francis rainaut

      Hello Pierre, je crois qu’il avait aussi cité Christopher Cross, grands moments passés chez JPB.

      Réponse
  25. PE MAttei

    Je viens d’ apprendre cette terrible nouvelle. 
    Peu de mots dans ces moments mais beaucoup de pensées pour Patrick Tambay , pour sa famille. . De tout coeur avec ceux qui furent ses proches.
    Une amicale pensée pour toi , son ami.
     
    P.E Mattei 

    Réponse
  26. JC Killy

    Désolé Olivier, 
    Votre hommage à son image est très élégant. Nous pleurons quelqu’un de bien.  
    Merci à vous. Amicalement.
    Jck.

    Réponse
    • francis rainaut

      Bonsoir Jean-Claude. J’avais tenté de parler « ski » avec Patrick, mais c’était déjà trop tard, le sujet était devenu douloureux.

      Réponse
  27. Michel Têtu

    Bonsoir Olivier ,
    Merci pour votre message et le bel hommage à Patrick .
    Vous y avez repris des faits bien traités dans votre ouvrage et je suis sûr que beaucoup de gens auront envie de connaître mieux Patrik en le lisant .
    C’est sûr que dans sa situation il a dû être content et fier de pouvoir se confier à vous et José Valli .
    Nous perdons quelqu’un de grande valeur humaine et sportive qui a toujours su se maîtriser y compris dans des contextes difficiles .
    Adieu Patrick et merci à vous pour votre action .
    Amicalement .
    Michel TETU

    Réponse
  28. Jean-Luc Roy

    Bonjour Olivier, j’ai appris la terrible nouvelle par RMC qui m’a sollicité pour une réaction, ainsi qu’Auto-Hebdo et puis j’ai reçu des dizaines de messages…Beaucoup de souvenirs qui remontent, 37 ans c’est beaucoup, plus de 300 Grands Prix commentés ensemble, beaucoup d’émotions. Très beau texte, il était heureux que ce livre ait pu voir le jour. Amitié Jean-Luc

    Réponse
  29. Jean-Jacques C

    Bonjour Olivier,

    C’est en lisant ce texte ce matin que j’ai ouvert le livre et que je suis tombé sur le passage ou Patrick relate une certaine détresse sur la grille de départ du Grand Prix d’Imola qu’il allait remporter, en réalisant qu’il se retrouve dans la voiture numero 27 …et toute la charge émotionnelle que cela représente…

    C’est ce qui m’est arrivé ce matin, frappé par la réalité de sa disparition en lisant sa prise de conscience soudaine, chialant dans son bacquet , et la révélation que le temps viendra aussi pour moi et qu’il ne faut pas passer à côté de l’essentiel.

    J’ai le regret d’avoir été absent, dans ce doux rêve, comme si le temps s’était arrêté le jour où j’étais près de lui à Palm Beach, sur la piste, et lui imperturbable dans sa Théodore ! Et les années suivantes de son épopée en Formule 1 !

    J’étais toujours avec lui dans ce temps qui a malheureusement passé et qui m’a rattrapé en ce funeste dimanche !

    Quelle chance que ce livre ait pu paraître de son vivant, un témoignage qui immortalise Patrick !

    Bien à toi aussi.
    Jean-Jacques C

    Réponse
  30. Ponsot frederick

    Condoléances à la famille 👪 de Patrick tambay très grand champion qui a gagné deux grands prix en formule 1 en 1982 à hockenheim et en 1983 au grand prix d Italie à monza sur Ferrari ses deux victoires et qui a su s imposer au championnat CanAm en 1977 et 1980 aux USA

    Réponse
  31. Johnny Rives

    Patrick a été un des précieux jalons de ma carrière de journaliste. Sa retenue, peut-être, ou bien la mienne, a fait cependant qu’il n’appartient pas à ceux, plus proches, que je considère comme des « frères » à l’image de Beltoise, Laffite et autres Jabouille. Pour autant, il a laissé de son parcours une empreinte profonde en moi. Le paradoxe veut que c’est sur nos vieux jours que nous avons tissé des liens plus étroits entre nous. Du temps de nos carrières respectives, nous étions liés par une forme de respect. Plus tard, libérés de nos fonctions professionnelles, cela devint une amitié. Du Cannet à Toulon la distance n’est pas rébarbative. Je me souviens du jour où il l’avait couverte au volant d’une voiture électrique. A 80 km/h pour respecter l’autonomie de la batterie. « Et sans pouvoir mettre la radio », m’avait-il précisé… La maladie commençait imperceptiblement à faire son oeuvre. Il éprouvait de la fatigue. Le temps que la batterie se recharge, il s’était assoupi sur un canapé, après le déjeuner. Le retour avait été plus pénible que l’aller puisqu’il n’avait pas pu dépasser Fréjus. Lors de ses visites, nous évoquions parfois le passé. Par bribes. Je n’ai pas eu l’occasion de lui dire qu’en dehors de ses deux victoires (dont celle, sensationnelle, dans le Grand Prix d’Allemagne 1982, au lendemain de la mise hors de combat de Didier Pironi), sa performance que j’avais le plus appréciée était celle du G.P. de France 1984, sur le circuit de Dijon-Prenois. Il avait alors la glorieuse responsabilité de faire oublier Alain Prost au sein de l’équipe française. Avec une F1 qui avait encore plus de difficultés que celle de l’année précédente. En dépit de quoi il opposa une résistance magnifique au futur champion du monde Niki Lauda, ne s’inclinant finalement que pour une poignée de secondes. C’est ce Tambay là, malchanceux et pourtant héroïque, que je garderai à jamais dans ma mémoire. Auprès du Tambay un peu fatigué qui, un jour, fit une sieste réparatrice sur un canapé qui, à mes yeux, porte encore son empreinte.

    Réponse
  32. LOUBIERE

    C’est un bel article, sobre et émouvant .

    Réponse
  33. jean-Pierre Menrath

    Je n’oublierai jamais Patrick, comme il ne m’a jamais oublié pour m’avoir appelé le jour de ma retraite. C’est un grand pilote, humain, sensible et qui met en avant l’amitié et l’honnêteté.
    Merci pour tout ce que tu as apporté.
    Jean-Pierre

    Réponse
  34. richard JEGO

    50 commentaires et pas que des anonymes comme moi !
    Ceci démontre bien l’ENORME capital sympathie dont jouissait Patrick TAMBAY . Merci encore à classic courses pour ce très bel hommage
    Je suis ce matin tombé par hasard sur un ancien Auto hebdo , le no 1657 du 16 juillet 2008 avec 6 pages rédigées par TAMBAY intitulées  » Mes meilleurs ennemis  » , ses coéquipiers lors de son passage en F1 !.
    Je vous en recommande chaleureusement la lecture . C’est édifiant sur la F1 de ces années .
    Ses plus élogieux commentaires à mon avis : pour Mario ANDRETTI .

    Réponse
    • Olivier ROGAR

      Andretti bien sûr. Patrick était aussi très élogieux au sujet de Derek Warwick. Et c était mutuel.

      Réponse
  35. Laurent Combreas

    Je me souviens encore de ce grand prix d’Allemagne 1982 ou il a su répondre présent de la plus belle des manières en remportant cette course malgré les émotions et le numéro 27 lourd à porter.
    Un grand champion.

    Réponse
  36. Jean-François Galeron

    Hommage très émouvant et tellement vrai. J’ai eu le plaisir de travailler avec lui quand il repris les reines de l’écurie Larrousse en 1994. Toujours souriant et disponible. Un vrai gentleman.

    Réponse
  37. Christian Defresne

    Très vrai et très bel hommage d’Olivier Rogar , j’ai eu la chance d’être son mécanicien en F2 pendant la saison 1976 sur la Martini Renault managée par Hugues De Chaunac à Magny-cours. Beancoup d’aisance , d’élégance naturelle et de fair play , peut-être trop dans ce sport ou il faut être plus que d’autres devant pour éxister…Pilote très rapide et très fin , respectueux de la mécanique et des hommes qui lui permettaient d’assouvir sa passion , gentleman driver lui convient parfaitement , c’est à ajouter à ses grandes valeurs humaines qui font de lui une belle personne que j’ai eu la chance de connaitre avant qu’il accède à son rève de F1.
    Merci Patrick
    Christian Defresne

    Réponse
  38. Drouet

    Condoléances à la famille.

    Réponse
  39. Dominique CHESNAIS

    Merci Olivier 🙂

    Réponse

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Olivier Rogar Santoni
« Petrol head » ? D'aussi loin que je me souvienne, l’automobile m’a toujours fasciné. Les tacots, le Pub Renault, Saint Antonin à Aix en Provence et enfin le Circuit Paul Ricard, m’ont fait passer de Sport-Auto à Auto-Hebdo et l’Equipe. Attrait pour les protos du Mans et les CanAm d’abord. Puis la F1 au cours de cette incroyable saison 1976. Monde aussi inaccessible que fascinant que j’ai fini par tangenter en 1979-80 au Paul-Ricard puis en Angleterre. Quelques photos m’ont amené à collaborer à «Mémoire des Stands» puis, à sa disparition, en 2012, à créer Classic Courses. Je trouve dans le sport automobile les valeurs de précision, d'audace, de rapidité dans la décision dont la maîtrise pimente une vie active.