Henri Pescarolo, retour à Montlhéry, Lotus Seven, Robert Sarrailh

par | 16 Sep 2024 | 3 commentaires

La Coupe des Provinces

L’idée germa en 1963 dans l’esprit d’un animateur de la « Radio des Jeunes » : Europe1. Une petite musique tournait déjà en boucle depuis un moment, dans les milieux de l’automobile, de la radio et de la presse spécialisée : il devenait urgent de remettre des pilotes français au plus haut niveau du sport automobile. C’est ainsi que Sport Auto avec Gérard Crombac, Ford France et Europe1 associèrent leurs énergies pour créer l’opération « Ford Jeunesse – Europe1 » / Coupe des Provinces.

Dix neufs Lotus super Seven en kit seraient fournies à des Associations Sportives Automobiles ou à des écuries créées pour l’occasion. Les voitures seraient construites par de jeunes mécaniciens, leur permettant, comme aux pilotes, de s’aguerrir aux exigences de la course. Le succès fut tel que 10 000 candidats pilotes répondirent à l’appel ! Des sélections eurent lieu au terme desquelles 50 d’entre eux furent retenus pour 14 courses. Une partie des courses se disputait en circuit et l’autre en côte. Le Trophée de la montagne complétait donc la Coupe des Provinces.

Coupe des Provinces 1964 Lotus Super Seven

Un concours permit de sélectionner la décoration de chaque voiture et le 20 mai 1964 ces pilotes débutants et leurs machines montées par d’apprentis mécaniciens se confrontèrent pour la première fois. C’était en complément du Grand Prix de Paris qui se courrait à Montlhéry. Raymond Roche , le Président de la FISA et Maurice Mestivier, le Président de l’AGACI ayant accepté de jouer la carte de la jeunesse.

Henri Pescarolo
Lotus Super Seven – Coupe des Provinces – Robert Sarrailh – Henri Pescarolo

Le Lyonnais remporta la Coupe, notamment grâce aux performances de Jimmy Mieusset et Paris remporta le Trophée grâce à un certain Henri Pescarolo.

Au terme des deux années où elle se déroula, la Coupe des Provinces permit notamment l’éclosion de plusieurs futurs champions ; nous avons cité Mieusset et Pescarolo, mais il y eut aussi Dayan, Depailler et Servoz-Gavin.

Comme il n’y a pas de hasard mais plutôt des circonstances, celles-ci se montrèrent favorables à nos apprentis champions. En effet un monstre était sur le point de débouler en piste qui s’appelait Matra. En dix ans il raflerait tout ce qui existait comme championnats. Et une partie de ses pilotes viendraient de la Coupe des Provinces.

Henri Pescarolo
Lotus Super Seven – Coupe des Provinces -Henri Pescarolo


La Lotus miniature de Sparks

Voulue par Robert Sarrailh, produite par Spark, dédicacée par Henri Pescarolo, elle ne vous coûtera que 100 € dont 10€ seront reversés à la fondation Mécénat Chirurgie Cardiaque. Pour vous la procurer : HPM72ATS@gmail.com

Henri Pescarolo
Lotus SS Coupe des Provinces – Spark – Pescarolo

Le palmarès d’Henri Pescarolo

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3 Commentaires

  1. Linas27

    Emouvantes retrouvailles en effet soixante ans plus tard… Le plan B du père d’ Henri Pescarolo , chauffeur de taxi !!! Quel gâchis cela aurait été … Merci à ceux qui l’ont recommandé chez Matra … Qui n’a pas toujours été tendre avec lui. Le boulot de larbin au début et le vilain remerciement fin 70 après une première saison honorable en F1… Merci aussi à Crombac qui l’a presque supplié pour Le Mans 72.

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  2. Jean-Paul Orjebin

    Quel plaisir d’écouter le Grand Pesca. 81 ans toujours enthousiaste et sensible à ces moments magiques.

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  3. Jean Papon

    Olivier Classic Courses En fait c’était ouvert à tous, il y avait une sélection pour la déco de la voiture qui représentait la région, je m’y étais inscrit pour l’ Île de France, car je n’avais pas encore le permis de conduire… une sélection pour les mécanos et bien sur les pilotes. Pour la déco l’on recevait plusieurs vues de la 7, qu’il fallait mettre en couleurs. En fait c’était les ASA qui montaient leur équipe, disons que celui qui n’ écoutait que Europe n° 1, n’avait pratiquement pas de chance d’y participer.

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Olivier Rogar Santoni
« Petrol head » ? D'aussi loin que je me souvienne, l’automobile m’a toujours fasciné. Les tacots, le Pub Renault, Saint Antonin à Aix en Provence et enfin le Circuit Paul Ricard, m’ont fait passer de Sport-Auto à Auto-Hebdo et l’Equipe. Attrait pour les protos du Mans et les CanAm d’abord. Puis la F1 au cours de cette incroyable saison 1976. Monde aussi inaccessible que fascinant que j’ai fini par tangenter en 1979-80 au Paul-Ricard puis en Angleterre. Quelques photos m’ont amené à collaborer à «Mémoire des Stands» puis, à sa disparition, en 2012, à créer Classic Courses. Je trouve dans le sport automobile les valeurs de précision, d'audace, de rapidité dans la décision dont la maîtrise pimente une vie active.